La chirurgie esthétique

Pour perdre beaucoup de poids durablement, il est nécessaire de suivre un régime. Pourtant, la chirurgie esthétique séduit aujourd’hui de nombreuses personnes désirant perdre du poids, par sa promesse d’adopter une nouvelle silhouette. En France, plus de 100 000 personnes ont eu recours à des opérations de chirurgie esthétique en 1999, et cette spécialité connaît un véritable essor depuis quelques années.

 

Législation

 

 

Comme toutes les pratiques médicales, la chirurgie esthétique a été strictement régulée en France, afin d'éviter toute fraude ou autres problèmes souvent rencontrés dans d'autres pays, comme les Etats-Unis par exemple. Voici ce que la législation française énonce :

 

  •  La chirurgie esthétique est une spécialité médicale reconnue en tant que telle en France depuis 1988 sous la qualification "chirurgie plastique reconstructrice et esthétique ". 
  • Parallèlement, la médecine esthétique n'est pas une spécialité mais recouvre un ensemble de traitements légers, visant à retarder, voire à éviter le recours à des interventions chirurgicales lourdes. 
  • La médecine esthétique est le fait de médecins uniquement. L'article 17 du Code de déontologie autorise en effet les docteurs en médecine à pratiquer tous les actes chirurgicaux relevant de leur compétence. C'est pourquoi un médecin peut être amené à pratiquer des actes d'ordres esthétiques, s'ils relèvent de sa compétence. En revanche, la chirurgie esthétique, est un acte chirurgical, inaccessible aux seuls médecins. 
  • Le Conseil de l'Ordre ne reconnaît pas de formation particulière en médecine esthétique, bien qu'il existe des formations destinées aux médecins (Collège de Médecine esthétique).Le critère de différentiation semble être l'enveloppe musculaire. Tout acte affectant cette enveloppe relève de la chirurgie esthétique, reconnue au sein de l'Ordre. 
  • L'article 6322-1 dispose ainsi que : « L'activité, objet de l'autorisation, n'entre pas dans le champ des prestations couvertes par l'assurance maladie au sens de l'article L. 321-1 du code de la sécurité sociale " et ne semble pas distinguer entre chirurgie esthétique et réparartice. »

 

Les pratiques

 

Il existe ainsi différents types de chirurgie esthétique destinés à remodeler le corps, généralement après un régime.

 


La pratique la plus répandue est la « liposuccion ». Celle-ci consiste à retirer l'excès de graisse (appelé tissu adipeux) sous-cutané, par un système d'aspiration au moyen d'une canule rentrée par de petites incisions de la peau. C'est également la méthode la plus efficace et la moins dangereuse pour corriger l'aspect de la silhouette. La liposuccion ne peut être réalisée que sur des patients ayant une peau dite « élastique » et « tonique », d'où sa contre indication à certaines personnes, dont les personnes âgées, car la peau doit pouvoir se « redraper » une fois la graisse enlevée. Elle ne traite donc pas de la graisse présente à la surface de la peau, comme la « peau d'orange », contrairement à ce que pense la majorité des gens, et elle ne change pas non plus l'aspect de la peau. La liposuccion peut être employée seule ou associée à d'autres interventions chirurgicales comme la plastie abdominale ou le lifting.

 

 

Intervention de liposcuccion lors d'un épisode de Nip Tuck, 2004

La « liposuccion aux ultrasons » est une technique dite plus douce et moins traumatisante que la liposuccion classique, mais plus longue (cependant les suites opératoires sont plus simples). Elle consiste à détruire la graisse sélectivement par des ultrasons. Mais la liposuccion aux ultrasons ne permet pas un "lifting" de la peau, contrairement à ce que certains articles de magazines féminins peuvent notifier.

On peut également trouver la « liposuccion superficielle », qui permet de se rapprocher de la peau et d'avoir une action sur des zones qui ne présentent pas un excès graisseux localisé (comme par exemple la culotte de cheval), mais un épaississement graisseux peu propagé, et permet notamment la diminution de l'aspect cellulitique de la peau, contrairement à la liposuccion classique, ceci à l'aide de canules extrêmement fines (1,5 à 3 mm de diamètre).

Enfin, la « canule rotative » ou « lipo-soft » est utilisée pour certaines graisses très dures et très compactes, difficiles à aspirer, mais reste la méthode la plus rare et la plus coûteuse.

 

Selon la technique employée et la zone traitée, le coût de l'opération varie. On peut cependant donner une estimation des prix en fonction de la zone traitée ; le visage coûte entre 1 200 et 1 900 euros, la culotte de cheval de 1 500 à 2 300 euros, les genoux de 750 à 1 100 euros, le ventre de 900 à 1 900 euros et les fesses de 900 à 3 100 euros.

 

 

Illustration chirurgie ventrale.

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